mercredi 18 avril 2018

Beni: Plusieurs balles ont sifflé au-dessus de ma tête

Je viens de passer une nuit dans la brousse de Ngadi suite au combat entre FARDC et ADF. Plusieurs balles ont sifflé au-dessus de ma tête. Dieu m’a protégé durant toute cette nuit cauchemardesque ou j’attendais des cris et des pleurs des paisibles populations.

Témoignage de Sabuni (nom d’emprunt)

Photo tiers: ils veulent la paix ...


C’était le 14 Avril dernier vers 17h quand je roulais sur ma moto en rentrant chez moi. Subitement, j’ai écouté des tirs des balles. J’ai jeté ma moto. J’ai couru dans la brousse. J’étais couché par terre sous les tirs croisés. Mon sort était scellé car il y avait lieu d’être confondu comme ennemi par les FARDC ou encore emporté ou décapité par les tueurs ADF. Ces cruels qui se distinguent dans le carnage des civils.
Déguisés en FARDC…
J’ai passé nuit dans les feuillages pour sortir le matin. Je suis allé récupérer ma moto dans l’un des camps militaires de la place. Là, les soldats m’ont accueilli et m’ont remis gentiment mon engin. Curieux, j’aperçois un otage ADF, environ 20 ans. Il est habillé en pantalon de la Police nationale congolaise (PNC) et un Gilet par balle approprié aux FARDC. Subitement, un militaire me chuchote: « ces gens, après avoir tué mes compagnons, ils emportent leurs uniformes pour se faire passer pour nous. Et, c’est cette stratégie qu’ils utilisent pour s’infiltrer dans les villages avant de s’attaquer aux civils sans défense»
Soutenons les FARDC
Félicitation aux FARDC.  La prise de cet otage signifie qu’il y a eu une grande perte du côté ennemi : Les ADF font tout pour faire disparaitre leurs traces, ajoute ma source militaire-là. Par contre, je demande aux autorités politico-militaires d’intensifier les attaques contre ces ennemis de la paix et de créer de blocus solides aux assaillants,  au lieu de jouer régulièrement à la défensive : cette technique risquée pour les militaires eux-mêmes et pour les civils. Soutenons nos forces loyalistes.

                                                                                                    Mustapha Mulonda  

mardi 13 mars 2018

Pourquoi imposer le taux « Mbikayi » dans les universités ?


(Habari RDC : https://habarirdc.net/taux-mbikayi-920-francs-congolais-dollar-universites-rdc/) Il existe des choses qui ne sont possibles qu’en RDC. Par exemple, le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire, Steve Mbikayi, a fixé le taux de 920 francs congolais pour un dollar américain en milieu universitaire, alors que sur le marché réel le taux varie entre 1600 et 1700 francs congolais le dollar. Une situation qui met en difficulté beaucoup d’institutions d’enseignement supérieur et universitaire en RDC. Le ministre ignore-t-il les réalités économiques du pays ?
Ph. Habari RDC
En réalité, le taux « Mbikayi » comme on l’appelle désormais divise les comités de gestion des universités. Les uns refusent d’appliquer ce taux imposé de 920 francs le dollar, ce qui crée des retards dans leurs programmes, d’autres par contre ont fini par céder après « quelques menaces ». Non seulement cette mesure du ministre a déjà perturbé le calendrier universitaire, mais elle risque aussi d’affecter la qualité de l’enseignement. Récemment, certains professeurs ont menacé de faire grève pour protester contre le taux fixé par Steve Mbikayi.
À Beni au Nord-Kivu par exemple, quatre des cinq institutions universitaires publiques ont déjà accepté la condition de payer leurs frais au taux de 920 FC le dollar américain pour l’année académique 2017-2018.  Mais derrière cette résignation se cache une menace à peine voilée du gouvernement. « On nous a collé plusieurs blâmes et demandes d’explication nous accusant d’insubordination », explique l’un des responsables des institutions publiques de la place. Ces gestionnaires ne veulent pas démissionner de peur de se retrouver au chômage. En swahili on dit : « Moya na zero si sawa », en français, « 0 et 1 ce n’est jamais pareil » !

Une mesure pour séduire les étudiants, mais à quel prix ?
Il y a un risque énorme de détérioration de la qualité de l’enseignement due à la décision du ministre Steve Mbikayi. Je m’insurge contre cela. C’est inacceptable pour un enseignant qui gagne 4800 FC équivalent à 3 $ au taux du marché pour une heure de prestation, d’empocher 2760FC équivalent à 3$ au « taux Mbikayi ». Une situation qui pousse certains enseignants à recourir à des pratiques illégales telles que revendre plus cher les syllabus ou autres combines pour combler l’écart. Ne dit-on pas que ventre affamé n’a point d’oreille ? Il est à craindre qu’à ce prix là ils enseignent avec moins de zèle qu’avant.
Un assistant à l’Institut supérieur pédagogique de Beni se plaint : « Cela fait sept ans que je suis enseignant, mon nom n’a jamais figuré sur la liste de paie au niveau national. Avec nombreux de mes collègues, nous survivons grâce à la prime locale, malheureusement mise à mal par le ministre. » Pour moi, le gouvernement ferait mieux d’annuler rapidement cette décision du ministre car c’est une décision politique qui crée plus de problèmes qu’elle n’en résout.

                                                                                                           Mustapha Mulonda

Colonel Marcel : « La Population de Beni-Butembo doit se réveiller »

Col. Marcel s'adresse à la presse
«Nous allons continuer à neutraliser les ADF et nous demandons à la population de cesser de collaborer avec ce groupe négatif car cet acte constitue un jeu funeste», fait savoir le colonel Marcel, cet officier FARDC, au cours d’une conférence de presse tenue Mercredi 14 février 2018 à Beni.
Au cours de cet échange, le colonel a tenté de retracer le succès des FARDC depuis le lancement en Janvier dernier de l’opération Usalama1, conduite par les opérations Sukola I, dans l’objectif d’éradiquer l’activisme de l’ADF dans la zone. Pour lui, plusieurs bastions de l’ennemi sont déjà récupérés par l’armée loyaliste dont Mwalika, Sesele, Mapobu… « La reprise de ces bastions est un succès énormes pour nous, surtout que ces endroits étaient stratégiques pour les ADF. Ils étaient considérés comme les greniers pour ces ennemis de la population », ajoute-il.

Des greniers conquis
Quand il détaillait Mwalika, l’un des coins récemment conquis, ce commandant explique que cet endroit n’est pas à comparer aux entités comme Mbau ou Oicha, mais, juste une agglomération enfouie dans le parc des Virunga et où les ADF et leurs dépendants dont femmes et enfants ainsi que certaines populations locales qui travaillent dans les champs des ADF. « Mwalika est stratégique constituant ainsi un camp d’entrainement, un centre médical dans lequel sont soignés les blessés de guerre et un carrefour du business ADF », explique le Colonel. Il poursuit : « là, se trouve plusieurs sentiers qui relient les territoires de Beni et celui de Lubero ». Grace à ces sentiers, les motards assimilés à des taximen-motos de Beni et de Butembo évacuent les vivres constitués des haricots, riz, maïs, chanvres, légumes… cultivés sur place dans des vastes étendues. Ces produits sont liquidés à Beni et surtout à Butembo en espèce ou en troc contre les panneaux solaires, batteries, produits pharmaceutiques… « Bref, la reprise de Mwalika est une entorse à ce mouvement négatif », se réjouit-il.
Dénoncer l’ennemi…
Selon le Colonel, grâce au mariage entre les ADF et des commerçants locaux, ces ennemis de la paix contrôlent leurs finances leur permettant ainsi de se réorganiser après les attaques: « comme jeunes de Beni, je suis consterné de constater qu’il y a toujours des gens qui font du business avec les ADF, cela, malgré le nombre des décès occasionnés en ville et territoire de Beni par ces gens-là », regrette-t-il en dénonçant l’aspect bicéphalique du mouvement ADF. « Il est d’une part, gentil pour des habitants de Butembo, principaux clients et d’autres parts, méchants contre les habitants de Beni dont les atrocités perpètrées contre eux constituent une signature de son existence à travers le monde de se désolidarirer d’avec ces hors la loi. Il est temps pour la population de Beni et celle de Butembo de se réveiller en dénonçant ainsi toute personne suspecte. Les dénonciations pourront permettre aux FARDC, l’unique armée du pays, de mener à bien cette guerre asymétrique», conclut-il.

                                                                                                          Mustapha Mulonda

vendredi 15 décembre 2017

Beni : Le PANEL des experts de la société civile pour le bien-être social

Le PANEL des experts de la société sous coordination de Beni a été institué le 13 Décembre dernier dans le but de consolider la paix et la démocratie en ville et territoire de Beni, cette zone longtemps meurtrie par des attaques récurrentes des éléments ADF. Cette plate-forme constituée d’experts dans différents domaines de la vie ainsi que les notabilités locales, vise la résolution des problèmes sociaux à travers un cadre de concertation selon le principe : « union fait la force». 

Ph. Mustapha Mulonda_Nicaise Kebel bel Oka, présente le message de condoléance à la Monusco… devant la presse 
Implanté dans plusieurs villes à travers la RD Congo, le PANEL des experts de la société civile, est désormais opérationnel à Beni à l’Est de la RD Congo.   Cette plate-forme a été implantée par Dieudonné Mushagalusa, son coordinateur national dans la salle de conférence à l’hôtel la Reference Plus. La section de Beni est dirigée par Nicaise Kibel Bel Oka, journaliste, écrivain et expert en matière de conflit dans la région de l’Est de la RDC.  

Certes, Ce nouveau-né ne vient pas dupliquer les activités de la société civile mais plutôt accompagner celle-ci dans ses actions nobles : « le PANEL n’est pas un courant ou une composante de la société civile. Il s’agit d’un bloc constitué des activistes  et/ou acteurs de la société civile ayant chacun une expérience dans au moins un domaine de la vie sociale à l’instar de la santé, de l’écologie, de la politique, de la géographe, de la géopolitique… », explique Dieudonné Mushagalusa en poursuivant que ces experts ont un grand défi  à relever, celui d’émanciper la population, consolider la paix et le développement.
 
(Ph. Mustapha)_Dieudonné Mushagalusa, coordonnateur nationale du Panel...présente la mission de celui-ci devant les acteurs de la société civile de Beni. 

L’union fait la force
Pour pérenniser la mission du PANEL, il sied de respecter le principe selon lequel personne n’a le monopole de la vérité et du savoir. D’où, la nécessité de la création d’une structure neutre considérée comme  une dynamique de troisième niveau qui s’assigne la mission de combattre le positionnement politique et le préjugé encrés ce dernier temps dans les acteurs de la société civile. En réalité, ces acteurs de la société civile doivent rester neutres dans leurs actions.

 Bref, le PANEL vient encourager la cohésion dans la gestion des crises, tout en combattant la diabolisation qui règne dans ce secteur. Et cela, dans le souci de créer des cadres de discussion et de concertation qui visent des solutions durables aux maux qui rongent la société du moment : «cette démarche vise à déclencher le développement et bien-être de la communauté. Si la société civile est en train de perdre sa force aujourd’hui, c’est parce que chacun veut travailler dans son coin au nom des intérêts égoïstes. Une attitude  à éviter par respect au principe : union fait la force », démontre Dieudonné Mushagalusa.

Intéressés par les objectifs
Après les exposés de motif tour à tour présentés par Le coordonnateur national du PANEL ainsi que Gilbert Kambale, coordinateur de la société civile en ville de Beni, l’interaction des participants a démontré l’intérêt  présenté par le public captivé par les objectifs assignés par le PANEL. Ces objectifs qui se résument dans le respect des valeurs citoyennes et démocratique, le combat de l’alternance pacifique concrétisé à travers les élections, le combat contre l’oppression et la violence, etc. ont été salués à l’unanimité.
Le comité directeur du Panel des experts de Beni

Par ailleurs, le PANEL est non violent. « Il peut soutenir les mouvements citoyens, mais en décourageant les violences sous toutes ses formes, surtout que la violence est une barbarie qui  n’a jamais amené la paix ni la démocratie dans un milieu ; elles ne perpètrent que la destruction des acquis publics. En ce sens, les artisans de la violence oublient souvent qu’après avoir détruit les édifices de l’Etat ce sont toujours eux qui les construisent à travers leurs impôts», insiste Dieudonné en présentant les valeurs respectées par le PANEL. Avis partagé par Nicaise Kibel Bel Oka qui déclare que la population congolaise a une maladie grave, celle de prendre en considération les enquêtes menées par les occidentaux tout en rejetant et critiquant négativement  les résultants fournis par les experts locaux ; et pourtant qu’ils jouissent de la proximité avec les faits.          

Aussitôt institué, le PANEL s’est assigné le devoir de collaborer avec l’armée congolaise et la Monusco afin d’arrêter le cycle des violences en ville de Beni et territoire : « nous avons la cartographie de la région et nous maitrisons efficacement les sentiers que l’ADF emprunte pour venir troubler la quiétude des paisibles populations », dit Teddy Kataliko, un activiste des droits humains en demandant aux autorités de sécuriser ces sentiers pour le bien de tous.
Pour finir,  le comité local du PANEL des Experts de la société civile Beni a rendu public une déclaration contre les actes barbares commis par les ADF dans la région à l’instar de celui commis à l’endroit des casques bleues de la Monusco pendant l’attaque   du sept décembre dernier au sein de la base tanzanienne de la FIB située au pont Semuliki sur l’axe Mbau-kamango. Attaque qui s’était soldée par cinq militaires FARDC tués et 15 casques bleus morts sans compter les blessés… « Nous condamnons avec dernière énergie, le mouvement terroriste des ADF pour ces actes lâches et ignobles visant à décourager les efforts des FARDC et des Nations unies à l’Est de notre pays. Aussi, nous demandons à la justice de s’en charger de ceux-là qui collaborent avec cet ennemi de la paix», déclare Nicaise Kibel Bel, responsable du PANEL à Beni, adressant ainsi ses sincères condoléances au Secrétaire Général des Nations Unies, au Président de la Tanzanie et au commandant suprême des FARDC.    

                                                                                                             Mustapha Mulonda

mercredi 9 août 2017

Beni La LUCHA demande les élections en Décembre

A Beni, tôt le matin le dispositif sécuritaire a été visible presque dans toutes les grandes artères de la ville, ce lundi 31 Décembre 2017. Mais cela n’a pas empêché aux militants de la LUCHA (Lutte pour le changement) de marcher comme annoncé ce même jour sur toute l’étendue du territoire national. Ces jeunes exigent l’organisation des élections a la fin de cette année selon l’esprit de l’accord signé le 31 Décembre dernier à Kinshasa.
 
Photo tiers
Au Rond-point Nyanwisi où la marche devrait commencer, on pouvait percevoir les policiers ainsi que les militaires munis d’armes et bâtons afin d’étouffer ce mouvement. Malins, les activistes de la LUCHA se sont réunis non loin de l’endroit prévu pour déclencher leur marche. Subitement, ces jeunes ont été appréhendés par les forces de l’ordre et la majorité a été jetée dans le pick-up de la police jusqu’au cachot du commissariat.    
Parmi ces militants, huit ont été interpellés et auditionnés par la police nationale congolaise état-major de Beni ville. Une attitude fustigée par non seulement les manifestants mais aussi les activistes de droits de l’homme et la société civile. C’est par exemple Jean-Paul Lusenge, l’un de militants de la LUCHA a échappé de justesse lors de la traque : « les militaires qui seraient plutôt déployé à KALAU (localité situé à une dizaine de kilomètres au nord-est de la ville de Beni) où il les Maimai tourmentent la population… ont été déversés sur nous, alors que le peuple est en train de mourir car il manque un défenseur. Cela prouve qu’on n’a pas une armée du peuple, mais une armée des gens qui travaillent pour un seul individu dit».

Relâchés sans condition
Pour la société civile coordination de Beni ville, cette arrestation est arbitraire comme d’habitude surtout que les militants ont respectés les dispositions légales en écrivant une lettre en avance : « Ces militants doivent être relâchés sans condition, car ces genres des manifestations risqueraient de s’accentuer si le gouvernement et la CENI ne respectent pas la constitution en organisation les élections en Décembre prochain».
Des réactions croisées de la part de la classe politique. La majorité présidentielle croit que le trouble à l’ordre public est condamné par les dispositions légales : « l’autorité urbaine avait déjà interdit toutes manifestations. Donc, ce que les jeunes de la LUCHA entrepris là, c’est une rébellion car ces derniers ce sont opposés à l’autorité légalement établie», Hussein Nembongo, membre de l’alliance de Kabiliste  Musulman (AKAM).
Par contre, l’opposition trouve inacceptable cette répression. Pour Isaac Kambale du PNLD, le pouvoir en place se démarque actuellement par des propos et actions irresponsables. Et à Kaba Wesi, journaliste indépendant, d’ajouter que tout congolais est libre de manifester : «le déploiement de l’armée ce jour-là, montre que  les dirigeants ont  suffisamment déçu le peuple ».   
Apres deux jours d’incarcération, très forts, ces jeunes ont été liberés par le comissariat de la police : «A la lucha ! A la lucha ! Congo nouveau… en avant pour le changement », scandent-il
                         

Nos dirigeants sont responsables de nos morts

(Habari-RDC) Oh RDC mon pays ! Des morts par-ci, des personnes enlevées par-là, des femmes violées… L’actualité congolaise est toujours macabre. Et quand on pense que tout revient à la normale, c’est alors que de nouveaux malheurs surprennent mon pays. Pourquoi tant de morts en RDC ?
photo tiers

À mon avis, nos dirigeants sont responsables de cette situation en raison de leur boulimie de pouvoir. C’est comme si le pays était sous le coup d’une malédiction. Trop de groupes armés à caractère tribal, trop d’impunité pour leurs chefs. À cela s’ajoutent la cupidité et la course effrénée au  pouvoir.

À elle seule, la province du Nord-Kivu compte plus de 70 groupes armés. Les chefs de ces groupes rebelles, qui ont versé beaucoup de sang, ont été intégrés dans l’armée, alors qu’en réalité leur place est en prison. Plus grave, ces chefs rebelles reçoivent comme bonus des grades de fonctionnaires et d’officiers, à travers le programme d’intégration et de brassage. Un programme qui favorise l’impunité de crimes très graves.

Des militaires qui trahissent leur serment
Fin mai 2017, à la tribune du 8 mars de Beni où se déroule le procès des présumés rebelles ougandais ADF et des auteurs des massacres de plus de 1500 personnes dans cette ville, trois officiers des FARDC ont été condamnés. La Cour militaire opérationnelle les a reconnu coupables d’avoir collaboré avec les rebelles ougandais. Une preuve éloquente du non-respect du serment « toko wa mpona ekolo » (nous mourrons pour la patrie) , serment que chaque militaire congolais récite tout au long de sa carrière.

Il y a aussi deux généraux des FARDC, Akili Mundos et Eric Ruhorimbere, accusés d’avoir commis des crimes 20 ans durant en RDC. C’est du moins ce qu’indique un communiqué de l’Union européenne.  

Des politiciens cupides et manipulateurs
Si le sang coule à flots dans mon pays, c’est aussi à cause des politiciens qui attisent les tensions de toutes sortes dans le pays. La plupart sont ministres, députés nationaux ou provinciaux et qui, pour s’assurer le soutien de leur base électorale ou pour un positionnement politique, sèment la haine jusqu’à embraser leurs cités.

Conséquences, des guerres interethniques éclatent entre des communautés qui vivaient en paix durant des décennies. C’est par exemple le cas des provinces du Tanganyika où règne un conflit sanglant qui s’éternise entre Pygmées et Bantous. Dans les Kasaï, provinces autrefois havre de paix, on a créé la rébellion Kamuina Nsapu. Désormais les Tshokwe, les Pende, les Luluwa et les Luba vivent à couteaux tirés. Et que dire des massacres dans le Rutshuru où Nande et Hutu s’entretuent presque tous les jours.
Mustapha Mulonda